Anatomie

Que veut dire Barrière sang-air?

La barrière sang-air constitue la surface d’échange gazeux et se situe dans les poumons au niveau des alvéoles.

Structure

Il se compose de l’épithélium de revêtement des alvéoles pulmonaires, des pneumocytes de type I également appelés cellules alvéolaires squameuses et des pneumocytes de type II, des membranes basales des alvéoles et des capillaires pulmonaires, souvent réunies, et des épithélium endothélial. Les pneumocytes de type I sont les éléments structurels essentiels à la constitution de la barrière puisqu’ils forment l’alvéole elle-même (ils en constituent 97%), qui n’a d’autre structure de support que cet épithélium. L’épithélium construit à partir de pneumocytes de type I est plat monocouche.

Les pneumocytes de type II sont des cellules plus grandes; ils sécrètent un composant tensioactif des corps lamellaires (y compris les pneumocytes cytoplasmiques II); ce tensioactif est un tensioactif qui abaisse la tension superficielle de la paroi alvéolaire permettant les mouvements de contraction et d’expansion dus à la respiration. Le capillaire qui atteint ces structures dérive de l’artère pulmonaire et est commun à deux alvéoles et se compose d’endothélium et de la lame basale, attachés à l’épithélium formé par les pneumocytes, de manière à minimiser l’espace que le gaz doit passer pour passer de l’environnement « externe » à l’érythrocyte.

La barrière dite « air-sang » est donc représentée par les zones où la paroi alvéolaire est plus fine voire absente.

Pathologie

Des dommages à la barrière peuvent survenir à la suite d’un barotraumatisme pulmonaire, qui peut avoir plusieurs causes, notamment un œdème pulmonaire induit par la nage ou la rétention de gaz respiratoire dans les poumons pendant la dépressurisation, pendant la remontée par plongée ou perte de pression depuis un endroit sous pression. Les conséquences possibles de la rupture de la barrière peuvent être une embolie gazeuse et une hémoptysie artérielle.

 

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